Aqwal en-nissa dans la région du souf : souffles féminins et pouvoir

Loading...
Thumbnail Image

Journal Title

Journal ISSN

Volume Title

Publisher

le Centre d’Études Supérieures de la Littérature de Tours. France

Abstract

L’espace féminin reste un univers secret voire interdit, haram autour duquel les traditions ancestrales ont érigé un véritable rempart de « protection », mur fait surtout d’une méfiance séculaire réciproque entre les sexes et d’une religiosité sourcilleuse qui imprègne les us, coutumes et comportements. Méfiance surtout braquée en direction de cet espace féminin comme en témoigne ce proverbe : ma t’hel ayn bentek, ma t’hir fi teskirha, littéralement « n’ouvre pas( inconsidérablement) l’œil de ta fille, de crainte de ne pouvoir le fermer », formule à comprendre dans le sens « ne permets pas à ta fille des libertés et ne lui ouvre pas de perspectives, si tu ne veux pas retrouver dans l’impossibilité de la contrôler ». De ce fait, le rôle des femmes installé dans la sphère familiale, se réduit le plus souvent à une attitude soumise, une acceptation totale des conditions qui lui sont réservées, « présence effacée » que renforce une religiosité peureuse qui conforte la supériorité de l’homme, qu’il soit père, frère ou mari, et même fils. Cela se manifeste aussi bien dans le comportement, les valeurs, les modes de pensée que dans la langue . la femme soufie et tout naturellement amenée à reconduire les codes, les attitudes et les valeurs que la tradition fortement façonnée par le fait religieux et social au cours du temps. Un seul domaine lui est naturellement laissé libre : celui de la parole. Non de la parole publique ou de la liberté d’opinion, mais un espace d’expression que l’insigne privilège d’être la conservatrice et transmettrice de savoir ancestraux, maintient absolument ouvert aux femmes. La solidarité qui unit les femmes protège cet espace de liberté où la parole féminine et du pouvoir de cette parole, c’est-à-dire de la capacité et de son effet à transformer la réalité objective. الملخص: يبقى الفضاء الأنثوي عالماً سرياً، بل ومحرّماً، حراماً، نسجت حوله التقاليدُ الموروثة سُوراً واقياً مبنياً أساساً على الريبة المتبادلة بين الجنسين عبر القرون، وعلى تدينٍ صارم يتغلغل في العادات والتقاليد والسلوكيات. وهذه الريبة موجّهة خصوصاً نحو هذا الفضاء الأنثوي، كما يشهد على ذلك هذا المثل الشعبي » : ما تْحلّ عين بنتك، ما تْحير في تسكيرها « ، أي حرفياً: « لا تفتح عين ابنتك (بشكل غير محسوب)، خشية ألا تستطيع إغلاقها من جديد »ومعناه : « لا تمنح ابنتك حرّيات، ولا تفتح أمامها آفاقاً، إذا كنت لا تريد أن تفقد السيطرة عليها « . نتيجةً لذلك، غالبًا ما يُختزل دور المرأة المُرسخ في محيطها الأسري إلى موقفٍ خاضع، وقبولٍ تامٍّ للشروط المُخصصة لها، و"وجودٍ مُكبوت يُعززه تدينٌ مُريع يُعزز تفوق الرجال، سواءً كانوا أبًا أو أخًا أو زوجًا أو حتى ابنًا. ويتجلى هذا في السلوك والقيم وأساليب التفكير بقدر ما يتجلى في اللغة. تُدفع المرأة السوفية، بطبيعة الحال، إلى تكرار القواعد والمواقف والقيم التي شكّلتها التقاليد بقوةٍ من خلال الحقائق الدينية والاجتماعية على مر الزمن. ولا يبقى لها، بطبيعة الحال، سوى مجالٍ واحدٍ مُتاحٍ لها: مجال التعبير. و ليس المقصود هنا الخطاب العام العلني أو حرية الرأي، بل مساحةٌ للتعبير تُتيحها لها امتيازُها المُتميز، كونها راعيةً وناقلةً للمعرفة المتوارثة، فضاءٌ ظلّ مفتوحاً أمام النساء على الدوام. إن التضامن الذي يُوحّد النساء يحمي هذا الفضاء من التقييد، ، إذ يُشكّل مساحة حرية تعبّر فيها المرأة بكلمتها، حيث يُحافظ الخطاب الأنثوي وقوته، أي قدرته وتأثيره على تغيير الواقع الموضوعي. ستحاول هذه المقالة أن تظهر كيف يتمكن الخيال الأنثوي، من خلال استخدام هذه القوة، من تجاوز المحظورات والذهاب إلى ما هو أبعد من ذلك من أجل تأكيد استقلاليته وكذلك القوة الآسرة والطاقة الإبداعية للكلمة في العمل.

Description

Intervention

Citation

Chihani, Ouacila. Aqwal en-nissa dans la région du souf : souffles féminins et pouvoir. L’expression du populaire dans toutes ses dimensions. 08-11-2025. le Centre d’Études Supérieures de la Littérature de Tours. France.

Endorsement

Review

Supplemented By

Referenced By